C

omme souvent, c’est un peu par hasard que je suis tombé sur cette série en trois saisons. The Following a été une série qui a été, à mon sens, très injustement décriée. Et voici pourquoi…

 

Mon pire ami

Toute la série repose sur les liens étranges entre un tueur en série, Joe Caroll, fan d’Edgar Allan Poe et un agent du FBI, Ryan Hardy, complètement borderline.

Chaque saison raconte une intrigue complète, souvent critiquée par les grosses ficelles qui permettent à l’enquête d’avancer. En réalité, ce défaut n’en est pas réellement un : l’intérêt de chaque saison reposant nettement moins sur l’intrigue stricto sensu que dans l’exploration, de plus en plus profonde, de la relation qui existe entre Joe Caroll et Ryan Hardy.

Au fil de cette exploration, les différences entre les deux hommes se brouillent, s’estompent même parfois. 

 

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Un policier peut-il s’affranchir de suivre les règles pour pouvoir arrêter un dangereux meurtrier qui n’en a pas ?

Si il est vrai que cette thématique a déjà été traitée (mais laquelle ne l’a jamais été ?), elle prend ici une autre dimension à travers le personnage de Ryan Hardy, agent du FBI obsessionnel, alcoolique, violent et prêt à tout pour atteindre son objectif : neutraliser Joe Caroll (qui lui-même est loin d’être le Serial Killer parfait qu'à l'h&bitude de nous servir le cinéma hollywoodien !).

Là où cela se complique et devient d’autant plus intéressant, c’est que Joe Caroll pose un tout autre regard sur la relation qu’il entretient avec Ryan Hardy.

Sans rien spolier, il est évident que ce regard est, au début de la série unilatérale et non partagé par le protagoniste. Mais comme toute bonne histoire, celui-ci va être forcé de reconsidérer son point de vue.

Et c’est là, que The Following prend toute sa saveur.

 

Serial Killers et fan club

L’autre grande originalité de cette série et qu’elle présente un serial killer loin des clichés du genre : en effet, celui-ci n’est pas un tueur solitaire, comme dans toutes les autres histoires du genre, mais un inspirateur, un mentor, ayant tellement de disciples qu’il se retrouve quasiment à la tête d’une secte !

La saison 2 va intelligemment mettre cette singularité en opposition avec la réalité d’une secte et la 3 la mettra en abîme, tout en tirant les conséquences directes de l’évolution de la relation entre Joe Caroll et Ryan Hardy dans les deux saisons précédentes.

Tout simplement brillant.

En conclusion

Si la dernière saison est un peu en dessous des deux précisions précédentes, elle n’en reste pas moins de très bonne facture.

Malheureusement, la série ne sera pas renouvelé pour une saison 4, mais rassurez-vous : bien qu'ouverte, elle propose une fin définitive et tout à fait satisfaisante.

Ainsi, The Following, au fil de ses 45 épisodes, vous emmènera au cœur d’une relation compliquée, obsessionnelle, passionnante, entre deux hommes. : Joe Carole, ou l’ami qu’on aime pas avoir.

Oubliez tout ce que vous avez pu lire de négatif sur cette série, regardez-la, et faites-vous votre propre avis : je suis sûr que vous en serez ravis !

 

___________________________

The Following est disponible en 3 DVD/Blu Ray, édités par Warner Home Video.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir