E

n 1977, j’ai vu le premier Star Wars (épisode IV : Un nouvel espoir) en salle. À la fin, du film un panneau (qui a été supprimé depuis, bien entendu) annonçait : « La suite de la Guerre des étoiles, peut-être la connaîtrons-nous un jour ? ». Aujourd’hui, 42 ans plus tard, je regarde le dernier épisode de cette incroyable saga. La suite donc, et la fin.

 

Noir, c’est noir.

J.J. Abrams reprend les rênes de cet épisode après les avoir laissés à Rian Johnson sur l’épisode VIII.

Le résultat est décevant. Visuellement, ça bouge dans tous les sens, rendant les plans difficilement compréhensibles dans les scènes d’action.

Sans compter le choix de plonger le film dans le noir. L’idée est séduisante : les ténèbres recouvrent la Galaxie, le spectacle sera sombre. Génial ! À condition toutefois que l’on y voit encore quelque chose !

Et puis, il y a cette hérésie : un fondu au noir (alors qu’il n’y en a aucun dans tous les films) qui introduit la dernière séquence du film.

Et puis il y a ces coupes infâmes : on passe d'un dialogue à un autre directement, sans une pause, une respiration. On enchaine les séquences comme on enfile les perles.

Reste quelques beaux plans, notamment le combat entre Rey et Kylo Ren au milieu d’une mer déchaînée. Dommage qu'aucune musique ne vienne soutenir ce moment fort du film, juste le bruit des vagues et des sabres. Une déception de plus...

 

 

Des lapins du chapeau

Et au niveau du scénario, alors ?

Aïe. Là, c’est triste. Cet épisode ne prend tellement pas ses racines dans les 2 précédents qu’il rend le VII et le VIII réellement dispensables.

Après le travail de sape de Rian Johnson dans l’épisode VIII, J.J. Abrams n’a, il est vrai, guère le choix : il doit inventer des justifications aux nombreuses questions que soulèvent les 2 derniers opus. Mais, Dieu, qu’elles sont maladroites !

Le scénario a donc recours à des justifications qui sortent du chapeau. Sans rien spolier, je peux juste vous dire que les incohérences qui construisent la charpente même de cette histoire, sont plus nombreux que des flocons neige en hiver.

Pour les justifier, J.J. Abrams convoque flash-backs (dont personne n’a jamais entendu parler avant), fantômes et ancêtres. 

Ne cherchez pas de cohérence. Il n’y en a pas.

 

I, II, III, IV, V, VI... IX

En réalité, avec quelques aménagements, cet épisode aurait pu faire un bon épisode VII, plutôt qu’un piètre IX.

À la sortie de la salle, c’est une immense tristesse qui m’envahit, en même temps qu’un soulagement, un peu comme quand on perd un proche des suites d’une longue maladie : bien sûr, on est triste, mais d’un autre côté, on se dit aussi que maintenant il a arrêté de souffrir.

Voilà, Disney a arrêté de torturer inutilement cette saga.

C’est sûrement là, la seule vraie bonne nouvelle.

 

___________________________

Star Wars Épisode IX : L'ascension de Skywalker réalisé par J.J. Abrams 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir