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he Terror, c’est un casting de qualité pour une série produite par Ridley Scott et adaptée du roman éponyme de Dan Simmons. Et si voulez savoir si le résultat est à la hauteur des moyens, c’est ici que ça se passe !

La mini série The Terror (10 épisodes) se distingue d’emblée par une image soignée, d’une qualité rare dans les séries. On sent toute l’attention portée par la production (Scott Free, la société de Ridley Scott) pour obtenir un visuel irréprochable, frôlant la perfection.

À cet égard, le générique est d’une beauté graphique qui vous laissera bouche bée à chaque fois que vous le verrez (en tout cas, ce fut le cas pour moi).

Le casting est intelligent et efficace, et sur les 10 heures que compte la série, seulement une poignée de minutes (guère plus de 5 !) sont dispensables. Un exploit !

 

Et l’histoire dans tout cela ?

The Terror raconte l’histoire de 2 navires anglais qui, en l’an de grâce 1847, partent pour l’Artic à la recherche d’un passage permettant de rallier les Indes par le Pôle Nord.

Malheureusement, les navires vont se retrouver bloqués par les glaces en compagnie d’une créature qui est loin d’être le voisin idéal.

Les conditions extrêmes vont, comme toujours, révéler le vrai visage de chacun. Mais là où The Terror fait -très- fort, c’est que la richesse de tous les personnages nous entraîne systématiquement

loin des lieux communs habituels. Le travail sur leur psychologie est admirable et constitue, avec la créature, la force de la série.

 

Et puis, vient la fin.

En même temps, c’est logique qu’une histoire ait une fin. Mais l’importance de celle-ci est toujours déterminante, tellement elle peut relever un récit quelconque ou plomber un excellent.

Alors, qu’en est-il de celle de The Terror ? La série a-t-elle su préserver son niveau d’excellence jusqu’au dernier plan ?

La question n’est pas anodine, car la fin se joue en 2 temps dont le second est justement ce fameux dernier plan.

Sans rien spolier, le dénouement est intéressant. Il nous garde dans la série bien après le générique de fin. Un très bon point.

Vient alors le dernier plan. D’un beauté picturale, irréaliste, graphique, il plonge le spectateur dans un abime de questions. En cela il renforce tout ce qui lui a précédé dans ce dénouement, mais peut aussi laisser un petite amertume d’incompréhension.

Pour ma part, j’ai laissé ce questionnement de côté pour me laisser porter par la beauté fantasmagorique de cette image de fin.

 

 

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