À

l’origine, Preacher est une création du génial Garth Ennis, à qui l’on doit les non moins extraordinaires The Boys et quelques uns des meilleurs Punisher, pour ne citer que quelques uns de ses comics phares. Alors, quand j’ai découvert que Preacher avait été adapté en série, j’ai regardé et attendu la fin de la dernière saison pour en faire la chronique.

 

Une galerie de personnages Bigger than life.

La première chose qui marque dans Preacher, ce sont les personnages qui traversent l’histoire : un pasteur badass, le Saint des Tueurs, des anges toxicos, un archevêque obèse à la gloutonnerie insatiable, l’indescriptible Tronche de cul, sans oublier Hitler, Satan, Jésus et Dieu himself (roulant incognito en Harley, et étant resté arrêter sur plus la partie Dieu de colère de l’Ancien Testament, que Dieu d’amour du Nouveau)…

Vous l’aurez compris, Preacher est porté par une galerie de personnages plus improbables les uns que les autres, mais extrêmement croustillants, qui nous accrochent à la série comme un hameçon à un poisson affamé.

Un excellent point.

 

 

 

No limit à tous les étages

Garth Ennis n’est pas spécialement connu pour son sens de la finesse et de la retenue. Bien au contraire ! L’homme se plait à rappeler dans toutes ses œuvres que la liberté d’expression est aussi sacrée que le monde est fou ! Alors, il fait dans l’extrême, toujours. C’est sa marque de fabrique.

Et, bien entendu, Preacher n’échappe pas à la règle.

Le postulat de base est déjà fou : un pasteur part à la recherche de Dieu (qui a quitté le Paradis, sans rien dire de là où il allait), pour lui dire ses 4 vérités.

Évidemment, avec un tel départ, la suite ne peut qu’aller crescendo. La série enchaine alors des situations incroyables, tellement absurdes et décalées qu’elles en sont jouissives. Conjuguées aux personnages et à des dialogues dans la même veine, elles élèvent la série à une sorte de réflexion métaphysique trash, hallucinante, que l’on ne pourrait avoir que ivre et sous cocaïne…

En conclusion

Que du bon, alors, me direz-vous ?

Pas exactement, en fait.

Si la sérié se laisse voir, elle n’accroche, à la différence des comics, jamais. Adapté Garth Ennis n’est certes pas chose facile (mais complètement faisable comme le démontre The Boys), mais là, en l’espèce, ça ne fonctionne pas.

Ce qui passe en BD devient complètement lourdingue en film et, même avec la meilleure volonté du monde, il faut reconnaitre que la suspension de crédibilité du spectateur est souvent extrêmement mal menée

Reste la fin, la toute fin, du dernier épisode de la dernière saison. Un moment, oh combien important, qui soit enterre une histoire, soit la porte aux nues. Et là, cette fin est juste magnifique. Sans sauver la série, elle procure une telle émotion qu’elle justifie à elle-seule que l’on regarde les épisodes précédents.

Dommage qu’il y en ait autant pour en arriver

 

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Preacher , 4 saisons sur Amazon Prime Vidéo - scénario : Garth Ennis.

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