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e fais parti de ces rares personnes qui n’ont jamais vu (ou du moins pas encore) Game of Thrones. Alors, quand j’ai vu sur Netflix une nouvelle série adaptée d’un roman de George R. R Martin, je me suis dit : « c’est le moment de découvrir une adaptation en série d’une des œuvres de cet auteur ». C’est comme cela que j’ai regardé la première saison de Nightflyers.

 

Le melting-pot la SF

Tetsuo (Akira), en plus simpliste.Le premier épisode commence cash, sur un temps très fort, suivant le bon principe du hook (de l’accroche, en bon français). À partir de ce moment, les neuf épisodes qui suivent constituent un immense flash-back.

Cela va constituer la base de l’un des problèmes de cette série : on ne comprend jamais réellement les raisons qui poussent à la réalisation de la mission du Nightflyer. On comprend bien que la vie sur Terre est menacée, mais sans savoir par quel danger.

Si on admet, sans chercher à le comprendre, ce postulat, alors cette ignorance ne nuit pas à la série. Cependant, je trouve qu’elle est regrettable, car elle nous empêche d’appréhender pleinement l’univers que l’on nous propose.

Mais, en réalité, le véritable problème de cette série réside ailleurs : dès le début, elle apparaît comme un melting-pot de la plupart des thèmes abordés en SF. Et pire encore, elle en propose un traitement banal, déjà vu 1000 fois, sans y apporter la moindre originalité.

Pêle-mêle, on n’y retrouve un peu de Akira, un peu de Alien, un peu de Star Trek, un peu de 2001, l'odyssée de l'espace, un peu de X-Men, un peu de Lovecraft (si, si !), et j’en passe… bref, un peu de tout, et surtout du vieux même pas réchauffé. On est en droit de se demander s’il y avait des scénaristes et un Showrunner réellement à la barre de cette série, ou juste une équipe dont la mission consistait à livrer une transposition (et nullement une adaptation) d’un récit vieillot sur écran…

 

Et la série dans tout cela ?

Et bien, au niveau même de la narration, ça reste très déroutant : certains des épisodes se suivent directement, tandis que d’autres sont séparés par plusieurs mois sur lesquelles rien ne sera dit.

On est ainsi souvent perdus et passons régulièrement le début d’un épisode à essayer de rattacher les wagons.

Les temps forts sont constitués bien souvent par des surprises qu'évidemment rien ne prépare. Le tout donne donc l’impression de show, de spectacle qui enchaînerait les temps forts sans grand souci de cohérence.

Bref, Nightflyers est une série dans laquelle on entre difficilement…

Son concept même est fragile. Pour rappel, Nyghtflyers a été annoncé comme une série où « la SF rencontre l'horreur ». Force est de constater que si la SF est très banale, l'horreur est, quant à elle, inexistante.

Une déception de plus, donc.

 

Une fin ouverte mais définitive

Si vous me suivez, vous savez que la fin joue une importance cruciale dans l’appréciation d’une œuvre.

Ici, nous avons une fin très ouverte qui pourrait déboucher sans souci sur une saison 2. Sauf que, SyFy a annulé la série.

En toute franchise, à la lecture de tout ce qui précède, vous aurez compris que c’est pas réellement une surprise.

La vraie bonne idée d'adaptation aurait été de commencer le récit au moment où se finit cette première saison, car c'est là que, pour la première fois, le récit provoque sur nous le très recherché effet « WAHOU ! »...

 

En conclusion

Nightflyers est une série qui, malgré ses défauts, se laisse regarder… à défaut d’avoir autre chose à voir ou d’être un fan de SF en manque.

L’annulation de la saison deux ne constitue pas un frein pour ceux qui voudraient regarder la première saison : celle-ci peut se suffire à elle-même, même si, comme dans toute fin très ouverte, le dénouement peut être quelque peu frustrant en nous laissant sur notre faim.

 


 

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