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ans nul doute affublé du titre le plus difficile à mémoriser de toute la plateforme, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile n’est pas surprenant qu’à ce titre : le film de Joe Berlinger révèle d’autres surprises.

 

Un parti pris fort

Si vous cherchez un slasher, un peu gore, à la Halloween, passez votre chemin. Vous ne verrez quasiment aucun meurtre dans Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile.

En effet, le film prend le parti de s’intéresser à Ted Bundy, l’homme. Pas l’assassin.

On découvre donc Théodore Bundy en dehors de ses phases meurtrières. On est à ses côtés dans sa vie de tous les jours.

On partage tellement son quotidien que, lorsqu’il plaide innocent, on se surprend à envisager que c’est peut-être vrai !

Un sacré tour de force, que l’on doit à l’excellent travail de documentation fait en amont.

 

 

Réalisme et fidélité

En effet, comme le montre le générique de fin, certaines répliques, certains plans du film, sont des reconstitutions quasi fidèles des images d’archives existantes. Et pour cause ! Le procès de Ted Bundy fut le premier filmé et retransmis.

Alliée à un excellent casting (Zac Efron, John Malkovich, Kaya Scodelario sont juste parfaits dans leur rôle respectif), cette volonté de refléter au plus juste l’étrange et complexe personnalité de ce meurtrier ancre le film dans une authenticité quasi documentaire.

 

 

En conclusion

Vous l’aurez compris, hormis son titre, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile réalise un quasi sans-faute.

Bien entendu, l’absence des meurtres à l’image pourrait décevoir ceux qui envisageaient ce film comme un Seven. Mais si on accepte le parti prit sur lequel est construit tout le film, alors, force est de constater, que c’est une très belle surprise !

 

 


Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile - Un film Netflix, de Joe Berlinger.

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